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Carta dirigida a la UNESCO llamando la atención sobre giro economicista de la educación

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Dr. Irina Bokova

Madame la Directrice-Générale

Avec tout le respect et la considération due;

Nous vous écrivons pour vous faire part de notre plus vive inquiétude quant á l'éducation comme un droit humain fondamental et comme une garantie des sociétés justes, équitables et inclusives. Car c’est l'un des plus beaux espoirs des peuples du monde.Chaque fois qu'un enfant, adolescent ou adulte s’intégre á l'éducation, c’est la preuve que nous travaillons pour un monde démocratique, équitable, inclusif, solidaire, pacifique et durable de l'environnement.

Nous soussignés, des enseignants, des intellectuels et des chercheurs en éducation provenants de différentes nationalités. Nous le faisons personnellement, dés différents endroits. Tout d'abord nous sommes particuliérement désireux d’assurer notre soutien et notre engagement á aspiration globale exprimée á Incheon, en Corée, en mai de cette année, pour atteindre en 2030 une éducation pour tous, sans exclusion.

C´est un fait que le Forum mondial sur l'éducation á Incheon a rassemblé d'importantes organisations universitaires, de la société civile et des mouvements sociaux, qui ont débattu et ont généré une importante déclaration. Cependant, son rôle au sein du Forum mondial sur l'éducation a été éclipsé par les organisations économiques mondiales. Avec une grande inquiétude, nous avons aperçu le développement de cet événement global.1Des éléments, des pratiques et des discours qui y ont été présents, et qui en eux-mêmes militent contre la réalisation des objectifs aprés 2015. Cela constitue la raison de la présente lettre.

Sachez, Madame la directrice générale, nous partageons le point de vue que l'éducation est de mieux en mieux, et qu’elle doit contribuer á forme des apprentissages significatifs pour toute la vie. Connaissances qui se révélent intéressantes et utiles aux citoyens et á leurs sociétés. Nous soutenons que l'UNESCO au Forum Mondial est l’espace privilégié pour en discuter, penser, et définir sur ce sujet.

Néanmoins, nous considérons qu'il est nécessaire de souligner que le discours sur la qualité de l'éducation est utilisé par des organismes économiques internationales, comme un cheval de Troie avec lequel les contre-réformes de l'éducation réduisent le rôle du développement et des systémes éducatifs et sont introduits un petit groupe de l'apprentissage dans unecompétition insensée entre les établissements pour une position dans le classement.De même, le compte tenu de la sélectivité dans les domaines á évaluer se produisent une hiérarchisation, á notre avis dangereuse et partiale en certain apprentissage, en ce concentrant exclusivement dans la pratique ce qui a été nommée comme "Back to Basics".

Les fortes pressions de certains organismes économistes transnationales, les promoteurs de politiques économies néolibérales, et les institutions financiéres, contribuent á un abandon des concepts éducatifs visant le développement global et le bonheur du peuple. Les éléments mentionnés nuisent l´éducation promotrice du développement scientifique, humaniste, sociale artistique et solidaire, pour une vie juste et heureuse.

Beaucoup deregards surl'éducation, différentes deceux qui cherchentl'hégémoniedes organismeséconomiques mondiales, ont été quasimentabsents du rendez-vous d'Incheon. A Incheon n´y étaient pas présent tous ceux qui devraient y être et par conséquent, le caractére pluriel des événements comme celui de la Corée, dont les buts sont de construire le consensus global d´une véritable éducation. Une telle absence produit une situation qui touche le propre rôle de l'UNESCO en tant qu'organisation internationale visant á construire un consensus politique et social sur l'éducation.

On se permet de reconnaître qu’á Incheon, Corée les représentants des gouvernements, de la société civile et des mouvements sociaux avaient la possibilité d’exprimer leurs voix, mais dans des interventions qui ne dépassaient pas les 3 minutes. Nous devons être conscients de la trés faible représentation de ce dernier secteur, étant donné les nombreuses difficultés á obtenir des ressources financiéres pour voyager á de tels événements.

En revanche, il y avait de longs discours des représentants du marché en matiére d'éducation.Les quelques voix alternatives acceptées par vous, comme le puissant Internationale d´Education et la noble Campagne Mondiale pour le droit á l'éducation seulement a posé son regarde sur la défense collective des enseignants, les associations d'étudiants et de la communauté et les organisations civiques en tant qu'acteurs principaux et co-auteurs impliqués dans toute politique visant á améliorer l'éducation.

Comme le Forum mondial sur l'éducation serait beau, s’il y avait une voix vive et sans intermédiaire pour des enseignants, des intellectuels et des chercheurs des cinq continents, représentant la diversité de vues et d'expériences dans le développement des systémes d'éducation, qui n´ont pas eu lieu.

Quel espoir pour l'éducation mondiale á Incheon aurait été visible pour des millions de professionnels de l'éducation, éducateurs du monde entier qui résistent á l'offensive néo-libérale contre l'éducation. Offensive exprimée dans les tendances d’une évaluation punitive des enseignants; Simplifiant la société sous une forme mercantile de qualité de l'éducation quantitativement mesurable, par des tests standardisés développés ou entraînés par les organismes économiques mondiaux; ce qui affecte les politiques de salaire et les conditions de travail inadéquates dans des nombreuses régions du monde. Tout cela démontre la mauvaise appréciation du rôle des enseignants en tant que bâtisseurs d´une société démocratique, pacifique, équitable, solidaire engagée dans la préservation de la vie sur de la planéte.

On a compris que le Forum d´Incheon était une réunion des Ministéres de l'Education sur la planéte. Il aurait été plus riche et positive que d'autres organisations représentant ceux qui étudient et travaillent dans les salles de classe á travers le monde, de la théorie de la relation et de la praxis de l'éducation,pour débattre sur les possibilités et le potentiel de l'éducation pour tous d'ici á 2030. Au-delá des taux de scolarisation, la couverture scolaire, le montant du PIB et du gouvernement budgets á investir dans l'éducation.

Par contraste, le marché, la productivité du travail et le développement technologique sont apparus comme des conditions majeures pour renforcer les systémes d'éducation; aspects qui garantissent une éducation de qualité pour tous. À cet égard, nous croyons que les enseignants et les enseignants, les représentants des étudiants, des familles, des mouvements sociaux et des organisations dédiées á la recherche en éducation doivent être considérés dans les événements futures comme des principales partenaires, avec décisive et surtout une présence déterminante, active et supérieur á celle des organisations économiques internationales.

Dr. Irina Bokova, avec inquiétude, ont a observé que la plupart des discours développés dans les panneaux centraux dans le Forum d´Incheon ont été proches aux tendances économistes et réductrices de l'éducation, au détriment du regard pédagogique contemplant l'être humain dans toutes ses dimensions et non seulementliés aux besoins de l'économie néolibérale. Des mots tels que l'économie de marché, le développement industriel et des discours éducatifs ont éclipsé les arguments qui posent des réformes et des innovations clés de l'éducation á l’autonomisation de la jeune génération.

A partir des idées qui précédent, il est impératif et urgent que l'UNESCO reprenne le rôle de guide de l'éducation dans les domaines de la connaissance propre d´elle même: les sciences de l'éducation. Seulement aprés ce genre d’action nous pouvons parler d'un bon partenariat pour 2015-2030, dans lequel des organismes comme la Banque mondiale, l'OCDE, le FMI et la BID, ne déterminent pas le cours des systémes d'éducation.

Depuis la crise financiére de l'UNESCO dérivé du refus des États-Unis d'honorer ses engagements sous le prétexte de l'incorporation de la Palestine comme Etat membre de l'UNESCO, nous craignons que la relation avec les organismes économiques mondiaux menacent l’autonomie emblématique de l'UNESCO. Ce phénoméne est exprimé l´abandond´espaces institutionnels de l'UNESCO ou similaires qui sont compatibles avec les fins pour lesquelles l'organisation que vous présidez a été créé.

Dra. Bokova, un forum mondial de l'éducation comme celui d’Incheon, Corée devrait être le scénario qui devient visible et trouve des vues différentes sur le suivi et l'évaluation des systémes d'éducation en général et de l'apprentissage en particulier. Nous regrettons que l'opinion prédominante du Forum ait été l'OCDE et PISA. Réductionnisme au détriment des perspectives qualitatives ou d'autres expériences telles que celles développées par le Centre de l'Asie, les mesures d'apprentissage indépendant (MIA) créé par le CIESAS au Mexique, la conception des six domaines de la qualité du modéle "Cubo" crée au Venezuela, seulement pour ne nommer que quelques-uns. Le propre travail du Laboratoire latino-américain pour l'évaluation de la qualité de l'éducation (LLAEE), ayant une présence limitée dans les débats et les discours du Forum d’Incheon, a été perçu subordonné de la perspective PISA. Aucune voix n’a été offerte pour permettre exprimer la résistance motivée de beaucoup de professionnels d'éducation, d’enseignants et d’éléves á valoriser la complexité du fait de l'éducation et de l'impact de ces systémes d'évaluation.

La valorisation du multiculturalisme et de la pluralité des approches de l'éducation sont inhérentes á l'esprit, la philosophie et les perspectives qui ont conduit á la création de l'UNESCO. A notre avis ces sujets ont été peu développés au Forum mondial sur l'éducation récemment finalisé. Nous ne considérons pas osé ni impertinent d´aspirer, qu’á côté d'Andreas Schleicher aurai pu être présents, au but d’exposer leur point de vue, informants sur des évaluations citoyennes de Suman Bhattacharjea de l’Inde, ou par exemple le regard sur l'éducation populaire exprimée par l'Institut Internationale Brésilien Paulo Freire, la pensée pédagogique latino-américain exprimée en "CLACSO" ou le Réseau mondial derniérement formé Global/Glocal pour une éducation de plus haute qualité.

Les enseignants et les professeurs en général du monde entier regardent avec inquiétude l’ajournement du point de vue de l'aspect éducatif intégrale partant des instances internationales dont la nature et le rôle dans la gouvernance mondiale est une autre. Il faut améliorer les modéles éducatifs et les philosophies d'une compréhension holistique de l'éducation qui suppose le renforcement de la relation dialectique entre la globalité et le local dans les systémes d'éducation et dans la salle de classe.

Nous constatons avec un grand souci que les politiques visant á promouvoir la mondialisation économique néolibérale et les politiques de marché et de l'homogénéisation culturelle sont placés comme les pierres angulaires de l'action éducative.

Nous percevons la tendance dangereuse á générer une panne pédagogique globale (PPG) en raison de la fragmentation de la pédagogie comme totalité interprétative du fait éducatif. Probléme qui a eu lieu á la suite de l'imposition de la mode didactique, d'évaluation, et de gestion, pour un fort et polarisée contrôle sur des programmes obligatoires, afin de former un homo economicus et homo consumens.

Actuellement, Il est prévu de réduire les connaissances professionnelles et le capital professionnel des enseignants á une mesure de l'apprentissage. On a remarqué que les nouvelles voix d'experts sont des spécialistes qui bâtissent et qui guident les systémes d'évaluation positivistes. Ce que nous jugeons loin d´une éducation véritablement intégrale. Il semble peu importer que la formation et la place du travail de ces nouveaux experts soient des organisations transnationales, sociétés et fondations associées avec le secteur financier, plutôt que les universités et les établissements d'enseignement.

A tout cela est ajouté, le fait pertinent qu'une fois de plus les langues castillans et le lusophones, qu’environ 820 millions de citoyens du monde parlent, est reléguée comme langue de travail régulier dans événements de la taille du Forum Mondial sur l'éducation. Nous pensons que cette situation entraine á une déterritorialisation des organisations l'UNESCO situées dans les pays oú principalement parlent ces langues, dont les fonctionnaires sont obligés de parler anglais ou français dans les forums du monde, ignorant l'identité linguistique d'une telle région importante en termes de population, de la culture et de l'éducation. Notre espoir est d’encourager que cette situation tourne á l’avantage des langues qui identifient un peu plus d'un dixiéme de la population du monde et sa validité soit reconnue.

Madame la directrice générale, veuillez considérer ces observations comme un effort de fond pour contribuer á réaliser la convergence des agendas scolaires. Et surtout la confirmation de nôtre espoir que l'UNESCO devienne un forum multiculturel, multilinguistique et essentiellement éducatif. L'UNESCO devrait faciliter la réunion des vision de ceux qui sont responsables de la gestion des ministéres de l'éducation des pays membres, mais aussi des millions d'enseignants du monde entier que chaque jour dans les universités, les instituts et les écoles permettent d’avancer vers la réussite de l'éducation pour tous, comme un droit humain fondamental.

A cet égard, nous croyons fermement que les voix d’enseignants, d’étudiants et d’autres spécialistes de l'éducation dans le monde refusent la marchandisation de l'éducation sous prétention de robotiser l’immense majorité des êtres humains dés établissements d'enseignement. Nous vous invitons, l'UNESCO, á travailler ensemble sur l’inclusion des plusieurs point de vues, irremplaçables lors d’un futur Forum mondial sur l'éducation.

Croyez, Madame la Directrice Générale, á l’expression de nos sentiments dévoués.

Fraternellement,

(firmas incluidas en la carta es español)

 

 

 

A Coruna, Almeria, Arizona, Armory, Athens, Auckland, Baja California, Barcelona, Barinas, Barquisimeto, Belo Horizonte, Berkeley, Bloomington, Bogota, Boston, Braga, Brisbane, Buenos Aires, Cadiz, California, Callaghan, Cambridge, Campinas, Carabobo, Caracas, Castellon de la Plana, Chicago, Concepcion, Cordoba, Cundinamarca, Dartmouth City. Mexico, Durban, El Salvador, Estado do Rio Grande do Sul, Évora, Gothenburg, Granada, Hamilton, Huelva, Ibague, Iguazu, Illinois, Indiana, Johannesburg, Kennesaw, Kerala, Havana, La Paz, Valletta, Leicester, Leon , Liége, Lima, Lisbon, London, Los Angeles, Luanda, Madison, Madrid, Malaga, Managua, Manaus, Manchester, Maputo, Maracaibo, Maracay, Massachusetts, Merida, Minas Gerais, Murcia, Nottingham, New Delhi, Oviedo, Oaxaca, Palma de Mallorca, Pamplona, Panama, Parana, Paris, Potalegre, Porto, Port au Prince, Port Elizabeth, Praia, Quito, Rennes, Rio de Janeiro, Rio Piedras, Rome, Rubio, San Jose, San Juan, San Salvador, Santiago de Compostela, Santiago, Sao Paulo, Seattle, Sevilla, Sinaloa, Tallinn, Tenerife, Texas, Tolima, Toulouse, Umea, Valencia-Spain, Valencia-Venezuela, Valladolid, Valparaiso, Vancouver, Veracruz, Vigo, Washington, Wisconsin-Madison, Xalapa, Zulia, July 2015.

 

Dr Irina Bokova

Director General,

UNESCO

With all my respects and considerations;

Education as a fundamental right, and as the guarantee of fair, equitable and inclusive societies, constitutes one of the most beautiful hopes and dreams of the world’s people. Every time a child, an adolescent or an adult becomes engaged in education, we are working for a democratic, just, inclusive, peaceful and ecologically viable world.

The teachers, academics, intellectuals and educational researchers, who write this letter, do so personally from different places and from different nationalities. First of all we want to support and express our engagement with the global aspiration stated at Incheon, Korea, in May of this year, to achieve an Education for All without any type of exclusion by 2030.

Director General, it is well known that during the World Educational Forum at Incheon, a series of very important meetings were held with academic and civil society organizations, and social movements. These discussions produced a relevant declaration, but their protagonism from within the World Educational Forum was overshadowed by global economic organizations. With great concern, in the development of this world meeting we witnessed elements, practices and speeches that conspire against the achievements of the post-2015 goals. This is the basis for this letter.

Director General, we agree that education should be continuously improved, and contribute to building significant learning for life, that in turn will be valuable and useful for citizens and their societies. We further agree that UNESCO is a premier global space for us to discuss and think more deeply about these issues.

Nevertheless, we consider it necessary to point out that the discourse of educational quality has been used by international economic organisms as a "Trojan Horse," through which they have introduced educational counter-reforms that reduce the role of educational systems to the development of limited sets of learning, and a nonsensical competition for rankings between scholastic institutions. Equally, given the selection criteria for the subjects being evaluated, knowledge is dangerously distributed in a hierarchy that, in practice, privileges what has been called "Back to Basics."

Certain transnational economists and financial organizations that promote neoliberal politics and economics, have been exerting enormous pressure, which is contributing to a notable abandonment of conceptions of integral and comprehensive education, and the happiness of citizens. These pressures work against an education that promotes scientific, humanistic, social and artistic development, for a free, just and happy life.

Many views about education, distinct from those that seek to establish the hegemony of global economic organisms, were effectively absent at the Incheon meeting. At Incheon, not all those who should have been present were present, ignoring the plural character that events like the World Education Forum should have, given its intention to build an authentic world educational consensus. This shortcoming impacts the role of UNESCO as an international organism intended to build policy and social consensus with respect to education.

We recognize that at Incheon, Korea, government representatives were able to express their voice, as were nominated representatives of civil society and social movements, but their interventions were restricted to no more than 3 minutes. Moreover, we are highly conscious of the scant representation of social movements, due to the innumerable difficulties they confronted to obtain the economic resources needed to travel. In contrast, there were long interventions of representatives and voices reflective of education as a "free market." The few alternative voices accepted at Incheon – such as the powerful Educational International and the noble World Campaign for the right to education – hardly had a chance to elaborate their views in defense of teacher´s collectives, student associations, and community and civic organizations, as actors and principle co-authors in any policy to better education.

How beautiful it would have been if the World Educational Forum had included the live and unmediated voices of teachers, intellectuals and researchers of the five continents, representing the diversity of views and experiences of progressive education systems, but that did not happen.

How hopeful for world education it would have been to make visible at Incheon the millions of educational professionals and teachers that all around the world resist the most rampant neoliberal offensive of recent times against education. An offensive that is expressed in tendencies such as: punitive teacher evaluations; mercantile simplification of educational quality, measured quantitatively with standardized tests that are developed by global economic actors; and inappropriate wages and working conditions in many parts of the world. All these make evident the very poor value ascribed to teachers and their critical role in constructing democratic, peaceful, equitable societies, based in solidarity and committed to protecting life on the planet.

We understand that the Forum at Incheon was a space to meet the ministers of education of the world. But it would have been much richer and more positive if other organizations who represent those who research and work in the classrooms of the world were able to discuss and debate the possibilities and potentialities of education for all towards 2030. Such conversations could have contributed to an examination of education well beyond enrollment percentages, school coverage, GDP figures and government budgets, PIB amounts, and government’s budgets for investments in education.

On the contrary, the market, labor productivity and technological developments arose as the major conditions to reinforce educational systems. Those aspects can only partially guarantee a quality education for all. Concerning this, we believe that teachers, students and family representations, social movements, as well as organizations dedicated to educational research, must be considered as the major partners of these events, with a very active and determined presence that is larger than the international economic organisms.

Dr Irina Bokova, with great concern we clearly saw in the majority of speeches developed in the central panels of the Incheon Forum a pre-eminence of economic and reductionist views of education, to the detriment of the pedagogical view that sees humanity in all of its dimensions, not exclusively those related to the neoliberal economy. Words such as market, economy, and industrial development hide the speeches and the key pedagogies whose arguments promote educational reforms and innovations directed to empower new generations.

Based on these expressed ideas, it is urgent and imperative that UNESCO reclaim the guiding role in education from its own knowledge fields: the sciences of education. Only in that way could talk of a sound association for 2015-2030 agenda, in which organisms such as the World Bank, the OECD, the IMF and the World Bank do not determine the course and development of education systems take place.

Since the financial crisis of UNESCO, due to the United States’ failure to honor its obligations, under the pretext of the supposed inconvenience caused by the inclusion of Palestine as a member State of UNESCO, we worry that the relationship with global economic organisms has jeopardized the emblematic autonomy of UNESCO. This phenomenon is expressed in the lack of institutional spaces of UNESCO itself, or of other similar organizations that considered themselves aligned to the original aims of the organization over which you preside.

Dr Bokova, a World Education forum like the one at Incheon, Korea, ought to be the scene in which diverse and distinct views about the control and evaluation of education systems in general, and of learning in particular, are seen and encountered. We regret that the dominant view of the Forum was that of the OECD and its PISA testing regime. This is a reductionism that goes against qualitative perspectives, and against other experiences such as those developed by the Asia Center, the Independent Measures of Learning (IML/MIA) created by the CIESAS in Mexico, the design of the six boundaries of quality or Cube Model created in Venezuela, to name just a few. The work of the Latin-Americans Laboratory for the Evaluation of Educational Quality (LLECE), for example, had a limited presence in the debates and speeches of the Forum at Incheon, and it was perceived as a subsidiary to PISA’s perspective. No voice was offered to those who express resistance articulated by many educational professionals, teachers and students, who deserve to be valued from the complexity of the educational action and the impact of those evaluative systems.

The valuing of interculturality and the plurality of approaches to education are inherent to the spirit, philosophy and perspective that led to UNESCO’s creation. Such premises – from our own point of view – were scarcely seen in the World Educational Forum that recently concluded. We do not consider it impertinent, or even daring, to put forward and aspire to these things which, alongside Andreas Scheleicher, could have been present. For example, the citizen evaluations of Suman Bhattacharkea from India, the popular educational view expressed by Paulo Freire’s international Institute from Brazil, the Latin-American educative thinking expressed by CLACSO, or of the recently created Global/Glocal Network for Educational Quality could have shared their points of view.

Teachers and professors in general, all around the world, see this and are concerned at the deferral of an integrated education perspective by international bodies whose nature and function in the governing of the world is another. We need to promote and support models and educational philosophies from an alternative, holistic understanding of education that assumes the force of the dialectical relationship between the global and the local in education systems, and in the classroom itself.

With enormous concern we see that policies intended to further drive neoliberal economic globalization and market policies of cultural homogenization are being placed like angular stones on educational activity. We can see a dangerous tendency to generate a Global Pedagogical Blackout (GPB) as a result of the fragmentation of pedagogy as the interpretative totality of educational action. This process has been occurring as a result of the imposition of didactic, evaluative and managerial forms, and a very strong and biased control over curricula, aimed at forming a homo economicus and a homo consumerus.

Currently we are witnessing efforts to reduce professional knowledge, the professional capital of teachers, exclusively to a measure of learning. We perceive that the new expert voices are those of the specialists who design and guide positivist evaluation systems whose aims we consider to be far from a truly integral education. There appears to be very little concern that the preparation and workplaces of these new experts are transnational organizations, companies and foundations associated with the financial sector, rather than universities and educational institutions.

In addition to all of this, we point out once again that Spanish and Portuguese languages, that it spoken by approximately 580 million citizens of the world, has been rejected as one of the working languages of events like the World Educational Forum. We think that such circumstances carry us towards a de-territorialization of UNESCO’s organisms, located in countries where primarily Spanish and Portuguese is spoken, and where employees are forced to speak English or French in World Forums, ignoring the identity of such an important region in terms of population, culture and education. Our suggestion is to reverse this situation and to recognize the value of a language with which almost one tenth of the world’s population identifies.

Director General Bokova, we are sure that you will receive these observations of substantive character as an effort to help to realize the convergence of the educational agendas, and as a reaffirmation of our hopes that UNESCO will convert itself into an authentic multicultural, pluri-lingual and essentially educational forum. UNESCO must facilitate the meeting of views of those responsible for the management of education in member countries, but also of millions of teachers and educators of the world who, day after day in their universities, institutes and schools, make possible the advance toward the goal of education for all as a fundamental human right.

In this sense, we consider that the voices of teachers, students and other education specialists all over the world, who resist the marketization and automatization of education, from the education institutions of the vast majority of human beings, are irreplaceable in World Education Forums. We invite you and UNESCO to work together in this regard.

Fraternally,

(firmas incluidas en la carta es español)

 

 

A Coruna, Almeria, Arizona, Armory, Atenas, Auckland, Baja California, Barcelona, Barinas, Barquisimeto, Belo Horizonte, Berkeley, Bloomington, Bogotá, Boston, Braga, Brisbane, Buenos Aires, Cádiz, Califórnia, Callaghan, Cambridge, Campinas, Carabobo, Caracas, Castellón de la Plana, Chicago, Concepcion, Cordoba, Cundinamarca, Dartmouth City. México, Durban, El Salvador, Estado do Rio Grande do Sul, Évora, Gotemburgo, Granada, Hamilton, Huelva, Ibague, Iguazu, Illinois, Indiana, Joanesburgo, Kennesaw, Kerala, Havana, La Paz, La Valeta, Leicester, Leon, Liége, Lima, Lisboa, Londres, Los Angeles, Luanda, Madison, Madrid, Málaga, Managua, Manaus, Manchester, Maputo, Maracaibo, Maracay, Massachusetts, Merida, Minas Gerais, Murcia, Nottingham, Nova Deli, Oviedo, Oaxaca, Palma de Maiorca, Pamplona, Panamá, Parana, Paris, Portalegre, Porto, Port au Prince, Port Elizabeth, Praia, Quito, Rennes, Rio de Janeiro, Rio Piedras, Roma, Rubio, San Jose, San Juan, San Salvador, Santiago de Compostela, Santiago, São Paulo, Seattle, Sevilla, Sinaloa, Tallinn, Tenerife, Texas, Tolima, Toulouse, Umea, Valencia-Espanha, Valencia-Venezuela, Valladolid, Valparaiso, Vancouver, Veracruz, Vigo, Washington, Wisconsin-Madison, Xalapa, Zulia, Julho 2015.

 

Dra. Irina Bokova

Diretora Geral da UNESCO

Seu despacho.-

Com o devido respeito e consideração;

A educação como direito humano fundamental e como garantia de sociedades justas, igualitárias e inclusivas constitui uma grande esperança dos povos do mundo. Cada vez que uma criança, adolescente ou adulto tem acesso á educação, estamos trabalhando para ter um mundo democrático, justo, inclusivo, solidário, em paz e ecologicamenteviável.

Os que assinam essa carta (professores, intelectuais, pesquisadores de educação) o fazem motivado por razões pessoais e pertencemos a diferentes locais e nacionalidades. Antes de tudo, nós queremos dar apoio e por de manifesto o nosso compromisso com a aspiração exprimida em Incheon, Coreia em maio deste ano, de alcançar para 2030 uma Educação para Todos e Todas, sem exclusões.

Diretora Geral, éum fato que ao redor do Fórum Mundial de Educação, em Incheon, importantes organizações acadêmicas, da sociedade civil e de alguns movimentos sociais reuniram-se e produziram uma declaração relevante. No entanto, o protagonismo interno destas organizações no próprio Fórum Mundial de Educação foi impedido pelos organismos econômicos globais. É com preocupação que evidenciamos que, no desenvolvimento deste evento internacional , existiram elementos, práticas e discursos que conspiram contra o êxito das metas Post-2015 e foi isso o que motivou esta carta.

Excelentissima Diretora Geral, nós temos como desejo comum uma educação que seja a cada vez melhor e contribua para construir aprendizagens significativas para toda a vida, que sejam úteis e valiosas aos cidadãos e ás suas sociedades; assim também entendemos que a UNESCO é o espaço privilegiado para falar, pensar, debater e tomar decisões nesse contexto.

No entanto, consideramos necessário destacar que o discurso sobre a qualidade educativa tem sido utilizado pelos organismos econômicos internacionais como um "Cavalo de Troia", no qual introduzem-se contrarreformas que reduzem o papel dos sistemas educativos ao desenvolvimento de um pequeno grupo de ensino e a uma competição inútil entre as instituições educativas para serem posicionadas nos rankings. Da mesma forma, diante dos critérios seletivos nas áreas a serem avaliadas, hierarquizam-se de forma perigosa e tendenciosa determinadas aprendizagens, primando na prática o que se vem denominando como um "Back toBasics".

As grandes pressões de determinados organismos econômicos e financeiros transnacionais, promotores de políticas e economias neoliberais, estão contribuindo para um notável abandono das concepções educativas, destinadas ao desenvolvimento integral e á felicidade da cidadania. O que configura-secomo um obstáculo para a educação promotora do desenvolvimento científico, humanístico, social e artístico para uma vida livre, justa, solidária e feliz.

Outras visões sobre a educação, diferentes do que os organismos econômicos globais pretendem hegemonizar, estiveram ausentes no encontro de Incheon; lamentavelmente, não estavam todos os que deveriam estar, e, portanto, o caráter plural que deveriam ter eventos como o da Coreia, cujos propósitos são construir um autêntico consenso educativo mundial, foi ignorado. O que interfere no próprio papel da UNESCO como organismo internacional destinado a construir consensos políticos e sociais sobre educação.

Reconhecemos que em Incheon, os representantes dos governos, a denominada sociedade civil e os movimentos sociais podiam expressar seus pensamentos, em intervenções de no máximo 3 minutos. Embora énecessário ser consciente da baixa representação deste ultimo setor, diante das imensas dificuldades para obtenção de recursos econômicos necessários para atender este tipo de evento. Em contraposição, houve longas intervenções dos representantes e porta vozes das perspectivas mercadológicas na educação. As poucas vozes alternativas aceitas por vocês - como a poderosa Internacional da Educação e a nobre Campanha Mundial pelo Direito a Educação – apenas puderam expor seus pontos de vista em defesa dos coletivos docentes, das associações estudantis, organizações comunitárias e cívicas, como atores e coautores, os principais implicados em qualquer política de melhora na educação.

Teria sido enriquecedor se no Fórum Mundial sobre Educação os professores, docentes, intelectuais e pesquisadores dos cinco continentes, tivessem voz ativa e sem mediações, representando a diversidade de olhares e experiências no desenvolvimento dos sistemas educacionais, mas infelizmente isso não aconteceu.

Seria de grande esperança para a educação mundial se, em Incheón, fossem visibilizados os milhões de profissionais de educação, educadores e educadoras que em todo o mundo resistem a mais forte ofensiva neoliberal dos últimos tempos contra a educação. Ofensiva que se expressa em tendências como: a avaliação docente punitiva; a simplificação mercantil de uma modalidade de qualidade educacional mensurável do ponto de vista quantitativo com provas elaboradas e motivadas por instancias econômicas globais; assim como políticas de salários e condições de trabalhos inapropriadas em muitos lugares do planeta. Tudo isso evidencia a precária valorização do papel do magistério como construtor de sociedades democráticas, pacíficas, igualitárias, solidárias e comprometidas com a proteção da vida no planeta.

Entendemos que o Fórum de Incheón era um espaço de encontro dos ministérios de educação do planeta. Porém, teria sido mais enriquecedor e positivo se outras organizações representativas daqueles que pesquisam e trabalham nas salas de aula de todo o mundo – a partir da relação teoria e práxis educativa – debatessem sobre as possibilidades e potencialidades da educação para todos com olhos para 2030. Muito além dos percentuais de matricula, cobertura escolar, volume do PIB e dos orçamentos governamentais para investir em educação.

Pelo contrário, o mercado, a produtividade trabalhista e o desenvolvimento tecnológico emergiram com grandes condicionantes para o fortalecimento dos sistemas educativos; aspectos que não vão garantir uma educação de qualidade para todos. A este respeito, consideramos que professoras e professores, representações estudantis, das famílias, dos movimentos sociais, assim como organizações dedicadas á pesquisa científica devem ser considerados sócios majoritários destes eventos no futuro, com uma presença ativa, determinante e superior as dos organismos econômicos internacionais.

Dra. Irina Bokova, com preocupação constatamos que boa parte dos discursos desenvolvidos nos painéis centrais do Fórum de Incheóncontinha proeminência dos enfoques economicistas e reducionistas da educação, em detrimento dos enfoques pedagógicos que contemplam o ser humano em todas as suas dimensões, não exclusivamente as relacionadas com as necessidades da economia neoliberal. Palavras tais como mercado, economia e desenvolvimento industrial abafaram os discursos e as chaves pedagógicas cujos argumentos promovem reformas e inovações educativas destinadas a apoderar ás gerações mais jovens.

A partir das ideias expostas, é urgente e impostergável que a UNESCO retome o papel orientador da educação a partir dos campos do conhecimento que lhe são próprios: as ciências da educação. Só assim poderemos falar de uma boa parceria para a agenda 2015-2030, na qual organismos como o Banco Mundial, a OCDE, o FMI e o BID, não determinem o rumo dos sistemas educativos.

A partir da crise financeira da UNESCO, derivada da negativa dos EUA de honrar seus compromissos, sob o pretexto da suposta inconveniência da incorporação da Palestina como Estado membro da UNESCO, nos preocupa que a relação com órgãos econômicos globais tenha colocado em risco a outrora emblemática autonomia da UNESCO. Este fenômeno se expressa no esvaziamento dos espaços institucionais da própria UNESCO ou outros semelhantes que se considerem coerentes com os fins com intrínsecos a criação da organização que a senhora preside.

Dra. Bokova, um Fórum Mundial da Educação como o de Incheon, na Coreia, deve ser o cenário em que se visibilizem e encontrem distintos olhares sobre o seguimento e avaliação dos sistemas educativos em geral, e dos ensinamentos em particular. Lamentamos que o olhar predominante do Fórum tenha sido o da OCDE e suas provas PISA. Reducionismo que vai de encontro ás perspectivas qualitativas ou de outras experiências, como por exemplo, as desenvolvidas pelo Ásia Center, as Medições Independentes das Aprendizagens (MIA) criadas pela CIESAS no México, o desenho dos seis âmbitos da qualidade, o modelo de Cubo criado na Venezuela são alguns exemplos. O próprio trabalho do Laboratório Latino Americano de Avaliação da Qualidade da Educação (LLECE), ao ter uma ilimitada presença nos debates e discursos do Fórum de Incheon, se percebeu subsidiário da perspectiva do PISA. Não foi permitida a palavra áqueles que expressam a resistência argumentada de muitos profissionais da educação, docentes e estudantes a valorizar a complexidade do fator educativo e o impacto destes sistemas de avaliação.

A valorização da interculturalidade e a pluralidade dos enfoques sobre a educação são inerentes ao espírito, filosofia e perspectiva que levou a criação da UNESCO.

Tais premissas – ao nosso juízo – foram pouco desenvolvidas no último Fórum Mundial da Educação. Não consideramos impertinente, nem ousado, propor e aspirar a que, ao lado de Andreas Shleicher, pudessem estar presentes, expondo seus pontos de vista – por exemplo – as avaliações cidadãs de Somam Bhattacharjea da Índia, o olhar da educação popular expresso pelo instituto Internacional Paulo Freire do Brasil, o pensamento educativo Latino Americano expresso na Clasco e o da recém-constituída Rede Global/Global pela Qualidade Educativa.

Em todo o mundo, professores e especialistas em educação em geral têm visto com preocupação a postergação do enfoque educativo integral pelas instancias internacionais, cuja natureza e função na governança mundial é outra. Deveriam ser potencializados os modelos e filosofias educacionais a partir de uma compreensão holística da educação que assuma a força da relação dialética entre o global e o local nos sistemas educativos e na própria sala de aula.

Vemos com enorme preocupação que políticas destinadas a incentivar uma globalização econômica neoliberal e políticas de mercado de homogeneização cultural se coloquem como pedras angulares da atividade humana. Visualizamos uma perigosa tendência a gerar um Apagão Pedagógico Global (APG) como resultado da fragmentação da pedagogia como totalidade interpretativa do fato educativo. Questão que vem acontecendo fruto da imposição de modas didáticas, avaliativas, gerenciais, e de um forte e enviesado controle dos currículos obrigatórios, com o fim de conformar um homo economicus e um homo consumens.

No presente, se pretende reduzir o conhecimento profissional, o capital profissional dos professores, exclusivamente á uma medição de aprendizagens, e se percebe que as novas vozes experientes são as dos especialistas que desenham e orientam sistemas de avaliação positiva com finalidades que estimamos serem distantes de uma educação verdadeiramente integral. Não parece muito importar que a formação e lugar de trabalho desses novos especialistas sejam organizações transnacionais, empresas e fundações associadas ao setor financeiro, no lugar de universidades e instituições educativas.

Agrega-se a todo o anterior, o fato relevante que mais uma vez as lingas espanhol e portugues, os quais sao falados aproximadamente por 820 de cidadãos e cidadãs do mundo, seja descartado como idioma de trabalho regular em eventos como o Fórum Mundial de Educação. Pensamos que tal circunstância leva a uma desterritorialização dos organismos da UNESCO localizados em países onde se fala fundamentalmente o castelhano e portugues, cujos funcionários se veem forçados a falar inglês ou francês em Fóruns Mundiais, desconhecendo a identidade idiomática de uma região tão importante em termos populacionais, culturais e educativos. Nossa sugestão consiste em incentivar uma mudança nessa situação e se reconheça o valor de um idioma que identifica a quase um décimo da população mundial.

Senhora Bokova, estamos certos que você levará em conta essas importantes observações como um esforço para ajudar a concretizar a convergência de agendas educativas e uma ratificação de nossa esperança de que a UNESCO seja um autêntico fórum multicultural, plurilinguístico e essencialmente educativo. A UNESCO deve possibilitar pontos de convergências entre os gestores responsáveis pelos ministérios de educação dos países membros, mas também de milhões de educadores e educadoras do mundo que diariamente nas universidades, institutos e escolas fazem o possível para avançar a conquista da educação para todos e todas como um direito fundamental.

Neste sentido, consideramos que as vozes dos educadores, dos estudantes e de outros especialistas em educação do mundo que resistem á mercantilização da educação e a pretensão de uma robotização da maioria dos seres humanos pelas instituições educativas, são insubstituíveis nos Fóruns Educativos Mundiais.

Convidamos vocês e a UNESCO a trabalhar juntos.

(firmas incluidas en la carta es español)

Fraternalmente.

[1] Incheon, Korea denominada "Foro Mundial sobre la Educación 2015 Educación de calidad, equitativa e inclusiva así como un aprendizaje durante toda la vida para todos en 2030. Transformar vidas mediante la educación"